Si tu te sens souvent ballonné, fatigué ou que ta digestion te joue des tours, tu as peut-être déjà pensé à essayer le “sans gluten”. Mais est-ce vraiment utile pour tout le monde, ou juste une tendance de plus ?

Plongeons ensemble dans le vrai du faux pour comprendre ce que le gluten fait (ou ne fait pas) à notre corps.

baguette

Le gluten, késako ?

Le gluten est un ensemble de protéines que l’on trouve dans le blé, mais aussi dans l’épeautre, le seigle et l’orge. Il donne aux pains et pâtisseries leur élasticité — c’est littéralement le “glu” qui les fait tenir ensemble.

Mais voilà : le gluten peut être difficile à digérer et parfois irriter la paroi intestinale. Or, notre intestin joue un rôle essentiel dans notre immunité, notre humeur, notre peau et même notre équilibre hormonal.

Quand la digestion va mal, tout le corps en souffre.

Certains chercheurs vont même jusqu’à dire que la majorité des gens digèrent mal le gluten.

Mais on mange du blé depuis toujours, non ??

C’est vrai ! Les humains consomment des céréales depuis environ 12 000 ans — ce qui paraît long, mais reste très récent à l’échelle de l’évolution. Et il faut savoir que les céréales sont moins nutritives que les aliments sauvages qu’elles ont remplacés.

De plus, les graines contiennent des “anti-nutriments”, des substances qui limitent l’absorption de certains minéraux. Autrefois, les civilisations traditionnelles avaient appris à préparer les céréales (trempage, fermentation, levain, etc.) pour les rendre plus digestes. Malheureusement, le blé moderne est souvent raffiné et n’est plus préparé de cette manière.

Qui plus est, le blé d’aujourd’hui n’est plus le même.

Dans les années 1960, le blé a été hybridé pour être plus productif. Résultat : il est moins nutritif, plus irritant pour l’intestin, et souvent traité aux pesticides. Bref, pas idéal. 

cookies

Et il faut bien dire qu’on en consomme tout le temps : pain grillé le matin, sandwich à midi, cookies au goûter, pâtes le soir… Le blé occupe une place énorme dans notre alimentation, souvent au détriment d’aliments plus riches en nutriments. 

Cœliaques, sensibles, ou juste fatigués ?

La maladie cœliaque est une affection auto-immune grave provoquée par le gluten. Mais tu n’as pas besoin d’être cœliaque pour réagir au gluten.

La sensibilité au gluten est bien réelle et souvent méconnue, car les symptômes peuvent aller au-delà du digestif : problèmes de peau (eczéma, psoriasis), troubles hormonaux, fatigue chronique, anxiété, inflammation…

Comment savoir si tu es concerné ?

Teste par toi-même : élimine complètement le gluten pendant 30 jours, puis réintroduis-le progressivement en observant les effets sur ton corps et ton énergie.

Si tu décides de réduire ou d’arrêter le gluten :

Attention au piège des produits industriels “sans gluten” ; ils sont souvent ultra-transformés et peu nutritifs. Privilégie plutôt des aliments bruts, bien plus nutritifs : 

  • légumes et fruits de saison
  • viandes, œufs fermiers, poissons sauvages
  • légumineuses, oléagineux, graines bien préparés 
  • produits laitiers de qualité (si bien tolérés)
  • aliments lacto-fermentés

Pour en savoir plus, écoute mon podcast : EP 62 – Mange comme ta grand-mère (et retrouve ta vitalité !) 

Ton corps (et ton énergie) te diront merci ! 

 

 

Et si tu veux continuer à manger du blé… voici quelques astuces pour le faire plus sainement :

  • Opte pour des variétés anciennes comme l’épeautre ancien (Einkorn, kamut, blé de Khorasan), plus digestes.
  • Privilégie du pain au levain bio, fermenté lentement, pas du pain industriel à la levure chimique.
  • Et surtout, n’en mange pas à chaque repas : garde le pain et les pâtes comme un plaisir occasionnel plutôt qu’une base quotidienne.

 

 

 

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